La Poétique des Flammes de F. de Lancelot

15,79

Publié chez LDG Editions, écrit par F. de Lancelot, 370 pages.

Ninon, jeune étudiante à Science-Po, se retrouve un peu malgré elle à rédiger un mémoire sur la musique metal. Pleine de préjugés négatifs, elle découvrira que non seulement les metalleux ne sont pas tous des alcooliques crasseux, mais qu’en plus, ils peuvent être d’excellents musiciens. Et pire encore : des êtres humains tout à fait appréciables.
Introduite dans le milieu par son copain du moment, membre du groupe Aorasie, elle les suivra en tournées des bars miteux de leur région, en passant par l’Italie et l’Espagne, jusqu’au Japon. Les regardant jouer dans des salles toujours plus grandes, elle rêverait presque de les voir fouler l’une des scènes du mythique Hellfest…

« […] un point d’entrée dans le monde du métal car Ninon, notre héroïne, jeune étudiante en sciences politiques à la recherche d’un mémoire à écrire sur un sujet culturel, plonge corps et âme dans un milieu qu’elle ne connaît pas, celui du métal et à travers elle, le lecteur peu averti pourra découvrir la vie d’un jeune groupe, depuis le miteux local de répét’ jusqu’aux scènes du Hellfest , depuis les démos pourraves jusqu’à un enregistrement décent, depuis un line-up d’amis jusqu’à des remplacements indispensables. […] Tout est parfaitement crédible et sonne vrai, les nombreux détails donnent parfois des allures de reportage à l’histoire mais ce n’est pas pour me déplaire. […]

Côté style, la lecture est rapide et agréable, F. de Lancelot évite les tournures alambiquées adorées des élèves de Bac L, se concentrant sur les histoires qu’il raconte plutôt que sur le moyen de le faire. Il préfère jouer avec les mots et la littérature quand il s’agit d’écrire les textes du groupe et s’amuse avec des références mises en exergue, on passe alors du pointu au populaire, de l’incongru au sacré. La plume connaît des codes mais n’en abuse pas et vu le public concerné, c’est tout aussi bien, il ne s’agit pas de lire « Splendeur et misère des fans de métal » pas plus que « Martine au Hellfest », le ton est donc juste et approprié.

Très bon roman, s’il fallait quand même résumer La Poétique des flammes, on pourrait oublier le cadre musical et le réduire aux errances d’une jeune étudiante qui ne sait pas trop où elle va, se laisse porter par le courant, heurte des rochers mais cherche à garder la tête hors de l’eau sans forcément chercher à voir une issue ni se soucier de la mort qui pourrait bien s’inviter dans son rite de passage. »

Ollie de W-Fenec

https://www.w-fenec.org/metal/livres-metal,10540,la-poetique-des-flammes.html

 

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